Encore une fois, c'est un article de la Quadrature du net qui inspire cette note. Puis-ce que je me réfere tres souvent à eux, et à leurs analyses, pour émettre mes propres conclusions sur certains sujets, avant toute choses, je vous encourage à vous abonner à leur RSS. Ils font vraiment un excellent travail de communication, et leurs articles témoignent de la qualité de leur travail.
« C’est le débat aussi que nous avons sur le droit d’auteur. Car enfin, comment pourrait-il y avoir dans notre société des zones de non-droit ? Comment peut-on réclamer en même temps que l’économie soit régulée et qu’Internet ne le soit pas ? Comment peut-on accepter que les règles qui s’imposent à toute la société ne s’imposent pas sur Internet ? En défendant le droit d’auteur je ne défends pas seulement la création artistique, je défends aussi l’idée que je me fais d’une société de liberté, où la liberté de chacun est fondée sur le respect du droit des autres. C’est aussi l’avenir de notre culture que je défends. C’est l’avenir de la création. Voilà pourquoi, j’irai jusqu’au bout. »
Nicolas Sarkozy - Extrait du discours prononcé par le président de la République, devant le congrès réuni à Versailles le 22 juin 2009 : http://www.elysee.fr/download/?mode=press&filename=22.06_Congres_Versailles.pdf. Source :La Quadrature du net - 02/07/09
Visiblement, l'éjection du gouvernement d'Albanel n'a rien changé à la pauvreté des arguments du gouvernement français en matière de communication culturelo-commerciale. Si le talent de Sarkozy pour la communication laisserait probablement beaucoup de personnes sur le carreau, n'importe qui d'un minimum cultivé sur l'internet, ses codes, et son fonctionnement, saurait démaillote en intégralité son petit discours....
Tout d'abord, il ya cette figure de style, qu'on apprécie en générale plutôt dans les mauvais films sur le sujet : "Internet serait une zone de non-droit". Peut importe la façon avec laquelle on apprécie internet, ce n'est pas, et ça n'a jamais été une "zone"... Je ne pinaille pas, comprenez moi :
Assimiler Internet à une zone, revient à l'accepter entant que propriété. Et bien non, ce n'est pas une propriété, Internet n'est pas mesurable, pas commercialisable (dans l'absolu), et ne peut obéir à aucune force de répression... Si on peut empêcher les gens d'y accéder (entendez, les gens non initiés), on ne peut pas gérer le réseau comme un terrain. Car oui, que ça plaise ou non à ceux qui sont émus à chaque scène ou le terrible cracker arpente le réseau comme un chef de bande arpenterait son territoire, Internet n'est qu'un vaste réseau de partage de donnée, ni plus, ni moins.
Maintenant, puis-ce que le développement philosophique de ce digne sujet de bac à été en partie traité, on pourrait (pour le plaisir aussi) remanier la phrase de notre cher président de la république avec les mots justes qu'il à, manifestement, bien du mal à conceptualiser :
"Car enfin, comment pourrait-il ne pas y avoir dans notre société, dans des endroits qui n'existent pas, une police de la pensée instituée par ma volonté, et celle de mes amis, de contrôler l'incontrôlable ?"
... Ce qui parait tout à fait ridicule. (j'ai un peut exagéré le trait, il est vrai, mais dans l'absolu, ça revient exactement à cela... enfin, de mon point de vue qui n'est pas éprouvé philosophiquement. 
Il ya aussi cette (magnifique phrase) qui ne saurait tenir debout que pour le plus institutionnalisé des drogués français :
"Comment peut-on réclamer en même temps que l’économie soit régulée et qu’Internet ne le soit pas ?"
Et bien, que ca plaise, encore une fois, ou non aux économistes,Le commerce de données numériques, par leur essence, ne peuvent répondre à un model commercial fait pour des biens matériel. Car, comme je l'ai déjà dit dans diverse postes, la production de donnée numérique peut se faire à l'infini, dans un laps de temps infime, et sans ressources autre que l'électricité et le matériel de contrôle... Ca revient à créer une offre infiniment supérieure à la demande...
"Comment peut-on accepter que les règles qui s’imposent à toute la société ne s’imposent pas sur Internet ? "
Celle là est facile : La société d'internet n'est basée sur aucune autre societé, et est tout à fait basée sur le chaos et l'anarchie. Ça peut faire peur, mais c'est le cas, et c'est l'évidence même : Internet est gérée par une société qui s'auto-contrôle, mu par des règles qui lui sont propres, et qui varient en fonction des milieux. (Voir la netiquette etc...) La seul répression qui peut s'opérer en son sein, c'est la sanction de la mise à l'écart morale. Chacun est libre de s'exprimer, comme il le souhaite, mais la façon avec laquelle il le fait peut nuire à son intégration au sein des communautés d'internet.
Et pour terminer :
"En défendant le droit d’auteur je ne défends pas seulement la création artistique, je défends aussi l’idée que je me fais d’une société de liberté, où la liberté de chacun est fondée sur le respect du droit des autres. C’est aussi l’avenir de notre culture que je défends. C’est l’avenir de la création. Voilà pourquoi, j’irai jusqu’au bout."
Les droits d'auteurs n'ont finalement rien à voir là dedans. On sait maintenant, et depuis bien du temps, que le téléchargement, qu'il soit légale ou non, n'est pas néfaste pour le "marché" de la musique. Il l'est sans doute pour celui des presseurs de galette qui ne se mettrons plus autant dans la poche, tant qu'ils ne se seront pas reconvertis. En ce qui concerne la société libre, j'imagine qu'il voulait dire "société libre ou chacun est libre, dans la limite du commercialo-politiquement acceptable. Une société ou chacun est libre de consommer... Tant qu'il en a les moyens. L'avenir de la culture défendu avec HADOPI et toutes les autres lois du genre, par le gouvernement, est un avenir ou le partage simple et libre de la culture est réprimé par l'amende ou l'interdiction de communiquer, ou proposer gratuitement un bien culturel est un déli passible de lourdes amendes et de mise à l'écart de la société.
Encore une foi, le gouvernement français à sû nous prouver qu'il n'était pas compétent des qu'il sagit de gratuité et de partage culturel. Il prouve aussi que, comme nous y sommes habitué, il n'y à que dans le profit qu'une action de sa part ne peut être commise.
Et, encore une fois toujours, voilà à quoi l'amalgame nous (lisez "les") à conduit.